Les derniers grands évènements

Eclipse totale de Soleil sur les terres turques

Une attente de près de 7 ans pour retrouver enfin les plaisirs d'observer une éclipse totale de soleil. Bien que l'éclipse annulaire soit un beau spectacle, le manque de protubérances et de couronne s'était tout de même fait ressentir! Tout comme à cette dernière occasion d'ailleurs, un voyage s'imposait pour l'observer dans sa phase totale car en France, cette éclipse était partielle. La terre d'asile choisie; la Turquie. Les conditions climatiques en ce 29 mars 2006 étaient très bonnes, à peine quelques cirrus (créant au passage un très bel arc-en-ciel circulaire autour d'un soleil fortement éclipsé!). Toute l'éclipse a donc pu être savourée dans le calme, sans le stress du mauvais nuage bien connu des chasseurs d'éclipse. Côté température, c'était l'été avant l'heure! En effet, placé sur une petite colline à quelques kilomètres du bord de la mer, dans l'intérieur des terres, cette dernière a flirté avec les 30°C une bonne partie de la journée, la chute de température (pas loin de 12°C au cours de l'éclipse) a alors été bien ressentie. L'apparition de Vénus dans le ciel a précédé la totalité d'une vingtaine de minutes. Son éclat semblait prendre de l'ampleur dans le ciel de plus en plus crépusculaire, comme si la planète tirait son énergie du soleil, de plus en plus faible dans le ciel et réduit bientôt à une fine parenthèse incandescente perchée non loin de la cime de la voûte céleste. Quelques dizaines de secondes avant le second contact, une bande sombre d'une largeur démesurée apparaît plein sud, difficile de dire ses dimensions, mais elle doit mesurer pas loin de 90° en azimut voire plus! Le ciel se pare alors de ses couleurs d'apparat, du bleu roi délavé au zénith au rouge-orangée à l'horizon. Puis, plus aucun bruit autour de nous... le paysage se fige de peur peut être du plus bel évènement céleste diurne qu'il soit possible d'assister. Seuls dans ciel, la lune et le soleil ne forment plus qu'un et le résultat est magnifique! De cette union marquée par le diamant serti dans l'anneau solaire, créé de l'apparition de la couronne solaire et de la disparition progressive des derniers grains de Baily, naît un magnifique soleil noir couvert déjà de nombreux bijoux. Perlé de rubis et de saphirs, blotti dans une couronne argentée démesurée, l'être céleste trône à bonne hauteur dans le ciel. Quelques élus ont été invités pour assister à la scène, en effet, rares sont les étoiles à pouvoir assister au spectacle et seul Vénus, le témoin de cette union céleste, semble être le seul à pouvoir s'immiscer à la scène. Mais le règne du soleil noir tire déjà à sa fin, le ciel reprenant de la vigueur vers le sud ouest nous le signale en effet. Vers le nord est, le ciel est encore sombre, les monts Taurus dont certains ont leur sommet enneigé sont pour quelques secondes encore investis de l’ombre lunaire. La tension retombe peu à peu, la lune et le soleil se séparent difficilement, il leur faudra une bonne heure pour se mettre d’accord pour une prochaine rencontre, ce sera le 22 septembre 2006 au dessus de l’Atlantique sud…

Animation réalisée à partir d'images obtenues à l'aide d'un Canon EOS 300D muni d'un téléobjectif Sigma 70-200 et d'un doubleur de focale. Poses de 1/500s, ouverture de 10 à 100 ISO pour les phases partielles en utilisant un filtre astro Baader. Pour les phases totales, poses de 1/1000s (protubérances) à 1/4s(lumière cendrée).

Conditions climatiques et passage de l'ombre au dessus du proche orient.
Rétrospective imagée de l'éclipse.

Une bien belle éclipse annulaire.

La dernière éclipse de soleil observable en Europe remontait au 31 mai 2003 . Bien basse sur l'horizon et annulaire de l'écosse à l'Islande, aux conditions climatiques peu favorables, cette dernière avait été observée depuis le nord de la France, sous forme partielle. Ici petit voyage, et premier en la matière pour chasser une éclipse, pour se rendre sur la bande centrale de cette éclipse annulaire. Déplacement donc vers la capitale espagnole et ses environs où l'éclipse se déroulait à plus de 30° de hauteur. Même si une éclipse annulaire offre moins de spectacle et d'émotions qu'une totale, il n'en restait pas moins que pour moi, il s'agissait de la première. Installé entre les villes de Tarajon de Ardoz et Loeches (à une quinzaine de kilomètres à l'est de Madrid), le paysage donnait déjà le ton. Vaste pleine avec horizon dégagé de toute part, les montagnes en mire au loin vers le nord, et quelques monts rocailleux proches le tout dans un climat assez aride. Le ciel, complètement dégagé, a permis alors de bien observer l'assombrissement du ciel et du paysage, des croissants de soleils projetés au sol à la traversée des interstices des feuillages d'arbre, de la saturation des couleurs grandissantes à mesure que l'on se rapprochait du maximum de l'éclipse pour arriver à l'apothéose: l'anneau de feu se baignant dans un ciel bleu "éclipse" et surplombant une plaine semi désertique.

cliquer sur les soleils éclipsés pour agrandir


Images obtenues à l'aide d'un appareil reflex numérique Canon EOS 300D et d'un téléobjectif Sigma 70-200 muni d'un doubleur de focale et d'un filtre Baader astrosolar. Les poses varient de 1/1000 (200 ISO) à 1/500 (100 et 200 ISO) de seconde pour un rapport F/D de 7.1.

Transit de Vénus, retour en images d'un événement rarissime

Mardi 8 juin, un peu plus d'un an après le transit de Mercure visible depuis la métropole, c'est au tour de Vénus de passer devant l'astre diurne. Le dernier transit de Vénus remontait au 6 décembre 1882, c'est à dire depuis une éternité pour les astronomes amateurs qui dans le meilleur des cas peuvent observer deux fois cet évènement (le prochain aura lieu le 6 juin 2012 et après ce sera pour 2117!). Comme lors du transit de mercure du 7 mai 2003, les conditions climatiques étaient parfaites ou presque dans une grande partie du pays. Les observations pouvaient déjà se tenter à l'oeil nu, à condition bien sûr d'être équipé de lunettes de protection type "spécial éclipse" ou d'utiliser des verres de soudeurs d'indices supérieurs à 13, tout autre dispositif étant fortement déconseillé. A l'oeil nu donc, c'est un tout petit disque, guère plus gros qu'un simple point qui passait en l'espace de 6 heures du côté est au côté ouest de l'astre solaire. A l'aide d'instruments et toujours sous la protection d'un filtre ou par projection sur écran, le spectacle permettait de suivre en plus amples détails le cheminement de Vénus, et plus précisément lors des contacts limbes solaires et limbes vénusiens.

Voici un florilège d'images obtenues à l'aide d'une lunette skywatcher 120/1000 et d'un appareil nikon coolpix 4500 en afocale d'un plossl skyoptic de 32mm. Le filtre utilisé est un filtre en verre (transmission 1/100000) placé à l'avant du tube.

Une superbe éclipse totale de lune.

cliquer sur les lunes pour agrandir
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Images obtenues avec un appareil Nikon Coolpix 4500, oculaire Plossl 32mm et télescope Arcane Newton de 155mm. Sensibilité de 100 ISO pour les phases partielles et 200 ISO pour les phases totales (ou quasi-totales) Temps de pose de 1/250ème à 1/30ème pour les phases partielles et 2 secondes pour les phases centrales.

Les prochains grands rendez-vous:

Eclipse totale de soleil
Le mercredi 29 mars prochain se déroulera une éclipse totale de soleil. Visible sous forme partielle depuis la France (grandeur de 30 à 45%). La phase totale sera visible du nord est du Brésil à la Mongolie, passant au dessus des pays africains tels le Nigeria ou la Libye, ou les pays d'Eurasie comme la Turquie ou le Kazakstan. La totalité sera maximale au dessus de la Libye, avec 4 minutes et 7 secondes de nuit en plein jour...

Dernière flambée d'étoiles filantes des Léonides avant 2030
Ces dernières années, l'essaim d'étoiles filantes des léonides a connu une forte recrudescence (1998, 1999, 2001 et 2002). Ces sursauts d'activité (une à plusieurs dizaines de météores par minute) sont à mettre au crédit du retour de la comète Tempel Tuttle (février 1998) et de sa horde de courants de poussières (courants créés à chaque retour de la comète tous les 33 ans). En 2005, l'activité devrait être faible, aucun courant de poussière ne sera croisé de près par la Terre et la lune gibbeuse installée non loin du Lion devrait avoir raison de la patience des amateurs d'étoiles filantes. En 2006 cependant, les prévisionnistes en la matière (D.Asher et J.Vaubaillon) annoncent chacun une belle opportunité, la dernière certainement avant 2033 ou 2034, d'observer bon nombre de météores. Le maximum devrait avoir lieu le 19 novembre 2006 entre 4h30 et 6h30 UT, c'est à dire entre 5h30 et 7h30 locales en France métropolitaine. A ces horaires là, le radiant sera très haut dans le ciel (50 à 65°) et la lune d'aucune gêne car nouvelle le lendemain. Le seul problème sera le lever du jour, qui dans le scénario le plus tardif privera les observateurs du sud est de la France du maximum d'activité. Quand à l'activité propre de l'essaim, quantitativement cela tournerait autour de 1 à 7 météores par minutes selon les modèles et qualitativement, les météores devraient être de faible luminosité, raison supplémentaire de fuire villes et autres sources de lumière pour profiter du spectacle. Bien sûr, les prévisions de ce phénomène astronomique sont à l'image des prévisions météo... non certaines! C'est bien cela qui fait le charme de ce spectacle!